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Actuel

Sauvetage des faons

21. December 2015

La méthode BFH-HAFL pour le sauvetage des faons se répand de plus en plus

Les chevrettes mettent bas dans les prés et les champs en mai et juin. Les faons sont à peine visibles dans les herbes hautes. Ils sont petits, inodores et leur instinct leur commande de se tapir sur le sol en cas de danger pour les protéger de leurs ennemis, à savoir les renards et rapaces. Mais il en va différemment lorsque les agriculteurs utilisent des moissonneuses. Ici, le comportement des faons est fatal lors de la fauche. Ainsi, plusieurs milliers de faons meurent chaque année de façon atroce.
Malgré tous les efforts des agriculteurs et des chasseurs pour éviter ces souffrances aux faons, le succès de la méthode de sauvetage usuelle, qui consiste à déloger les animaux des prés, est estimé à environ 50 %.

Dans le cadre d’un projet suisse de sauvetage des faons en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement, les collaborateurs de la HAFL, ETH Zurich et BFH-TI 2013 ont mis au point une nouvelle méthode prometteuse avec des caméras thermiques volantes. Utilisées correctement, le succès obtenu est de presque 100 %.
L’appareil volant survole les prés à faucher au moyen d’un autopilote et la caméra thermique filme ce survol. Ce film est transmis en temps réel à un écran au sol, où les faons sont visibles sous forme de taches claires. La position du multicoptère est également mémorisée. Cette méthode permet de fouiller un pré et un champ en 20 à 30 minutes. Le multicoptère survole un hectare en trois à quatre minutes. Le reste du temps est nécessaire pour décharger et charger les appareils et pour se rendre jusqu’au champ.
Une fois les faons détectés, l’intervention se prolonge. Le sauveteur s’approche précautionneusement du faon avec des caisses mises à disposition par l’agriculteur et maintient ainsi le faon sur place pendant la moisson. Ensuite, les faons sont relâchés. En général, la chevrette observe ce qui se passe en lisière de forêt. La mère et son petit se retrouvent en s’appelant.

En 2014 et 2015, cette méthode a permis à l’équipe HAFL de sauver respectivement sept faons, donc nettement plus qu’en 2012 et 2013, où toutes les équipes avaient trouvé 55 faons. Une explication possible pourrait être la chaleur qui a régné au mois d’avril ces deux dernières années. L’herbe n’était pas assez haute pour offrir une protection et un ombrage suffisants aux faons. Ainsi, les chevrettes ont plutôt mis bas dans les forêts, ce qui a largement profité aux faons. La météo pluvieuse et chaude dès le matin a réduit le temps de recherche à deux heures, contre quatre habituellement.

Cette méthode fonctionne si bien qu’un nouveau projet vient d’être lancé. Dans le cadre du projet «Sauvetage régional de faons» avec la participation de ChasseSuisse, Pro Tier, Zürcher Tierschutz, LANAT, Protection suisse des animaux et IP-Suisse, il a été possible de former quatre nouvelles équipes de sauvetage avec leurs propres multicoptères et caméras thermiques. En 2015, toutes les équipes suisses (l’équipe HAFL comprise) ont effectué des recherches dans 147 prés, sauvant ainsi 24 faons.

Le projet se développe et c’est ainsi que 14 nouveaux pilotes ont déjà pu être formés pour la saison 2016. La prochaine formation en début d’année permettra de déterminer les pilotes qui sont réellement intéressés par le sauvetage de faons.

 Dons

Renseignements :
HAFL, Nicole Berger, Wissenschaftliche Mitarbeiterin, Länggasse 85, 3052 Zollikofen,
Tél. + 41 (0)31 910 22 29, E-Mail : nicole.berger@bfh.ch | www.hafl.bfh.ch

 

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