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Actuel

Prise de position relative à l’initiative populaire dans le canton des Grisons «Pour une chasse respectueuse de la nature et des principes éthiques»

01. August 2014

L'association «Wildtierschutz Schweiz»a lancé cette initiative dans le canton des Grisons. La collecte de signatures a été publiée dans le numéro du 12 septembre 2013 du bulletin officiel des Grisons. Cette initiative concerne actuellement la chasse dans les Grisons. Mais l'association «Wildtierschutz Schweiz»regroupe des adversaires internationaux de la chasse, avec des structures performantes, qui rejettent la chasse par principe. Cette avancée est une étape supplémentaire pour discréditer la chasse. ChasseSuisse rejette cette initiative car elle vise pratiquement à interdire la chasse dans des domaines essentiels et prend position comme suit en ce qui concerne les différents points:

  1. Les biches en gestation, accompagnées de faons ainsi que les chevrettes et leurs petits doivent par principe être protégés.
    Les lois cynégétiques fédérales et cantonales fixent des périodes de fermeture de la chasse pour les espèces chassables, qui tiennent compte de la gestation et des liens entre les mères et leurs petits ainsi que d'autres connaissances de la biologie de la faune sauvage.

    Le rut du chevreuil a lieu en juillet/août. Mais la croissance des fœtus ne commence qu'après la période de dormance. A cette époque, le petit né l'année même est encore avec sa mère. En automne, les chevrettes adultes sont certes daguées mais les fœtus ne sont pas encore reconnaissables. La situation n'est guère différente pour les biches. Elles mettent bas leurs faons en mai/juin et les petits les accompagnent encore en automne. Le rut du cerf débute à la mi-septembre. Ainsi, il faudrait également stopper la chasse de cette espèce en automne. Cette exigence signifierait qu'on ne pourrait par principe plus chasser les femelles. Mais l'intervention cynégétique dans les populations de femelles et les jeunes animaux est une mesure importante pour réguler la croissance des populations et pour préserver une faune sauvage saine.

  2. Il faut interdire le piégeage et l’appâtage des animaux.
    Cette exigence est superflue. La loi fédérale sur la chasse interdit l'utilisation de pièges destinés à tuer les animaux. L'appâtage d'animaux se limite à la chasse aux charognes pour les prédateurs et à l'appâtage de sangliers. Il n'existe aucun argument fondé pour interdire cette forme de chasse. Si des martres sont piégées à proximité d'agglomérations pendant la période de fermeture de la chasse, elles sont relâchées ailleurs. Pendant l'ouverture de la chasse de ces espèces, la fourrure est utilisée comme précieuses matière première.

  3. Tous les oiseaux, qui ne sont pas protégés par la loi fédérale, ne sont pas chassables.
    Cette exigence entraînerait une interdiction complète de la chasse aux oiseaux, qui n'est pas judicieuse. L'exemple du corbeau freux suffit à démontrer que la chasse aux oiseaux est importante. Cette espèce figurait sur la liste rouge pendant des années. Mais les populations se sont si bien rétablies qu'elles sont un vrai fléau dans certains endroits. C'est pourquoi cette chasse a de nouveau été autorisée. Quand il est ici question de lagopèdes et de tétras lyres, il faut attirer l'attention sur le fait que la chasse de ces espèces n'est autorisée que si l'état de leurs populations le permettent.

  4. Trêve hivernale généralisée pour tous les animaux, du 1er novembre au début de la saison de chasse principale.
    Une telle exigence entraînerait l'exercice massif de la chasse pendant seulement quelques semaines par an. La chasse, en particulier la chasse aux prédateurs et au petit gibier, serait donc interdite au printemps, en été et au début de l'automne.

  5. Il faut que les protecteurs de la nature/chasseurs soient représentés de façon paritaire dans l'Office de la chasse et de la pêche ainsi que dans la commission cynégétique.
    La chasse représente une intervention ciblée dans une population connue et non une activité idéologique ou politique.

  6. Pour l'exercice de la chasse, ce sont les taux d'alcoolémie autorisés par le code de la route qui s'appliquent.
    Cette exigence n'a pas de sens parce qu'en général, les chasseurs se déplacent en voiture et sont donc soumis aux règlements du code de la route. En outre, la chasse est souvent exercée en groupe. Aucun chasseur ne souhaite participer à une chasse avec un camarade qui a bu, ce qui serait en outre dangereux pour les autres. Le contrôle mutuel fonctionne parfaitement bien.

  7. Il faut contrôler périodiquement l'aptitude de chasse et la précision de tir (comme pour l'aptitude à la conduite routière). A partir de 2016, il faudra utiliser exclusivement de la munition sans plomb.
    L'ordonnance fédérale sur la chasse exige d'ores et déjà un justificatif périodique de précision de tir. Les cantons sont en train de mettre en œuvre le règlement correspondant. Une autre nouveauté: l'interdiction de munition avec du plomb pour la chasse au gibier d'eau. En ce qui concerne la chasse aux ongulés, il n'existe pas encore de preuves scientifiques concluantes attestant que les effets des tirs avec des munitions sans plomb seraient aussi fiables et que les munitions avec du plomb seraient nuisibles sous quelque forme que ce soit.

  8. Les enfants jusqu'à 12 ans ne doivent pas être emmenés à la chasse et ne doivent pas être motivés pour la chasse dans le cadre scolaire.
    En principe, une telle interdiction limiterait massivement la responsabilité des parents. La chasse ne consiste pas seulement à tirer du gibier. Elle comprend aussi une multitude d'activités visant à protéger la nature. Expliquer la chasse aux enfants et les emmener à la chasse fait partie du travail explicatif pour faire appréhender et comprendre la nature aux enfants. Il s'agit donc d'une obligation importante et non négligeable.

  9. Les gardes-faunes ne peuvent procéder à la régulation de dommages extraordinaires que si toutes les autres mesures imaginables ont échoué.Cette exigence ne peut pas être mise en œuvre sous cette forme. Les mesures de protection sont déjà mises en œuvre actuellement à chaque fois que c'est nécessaire et possible. Il faut réguler les populations trop importantes pour éviter les dommages au niveau de l'agriculture et de la sylviculture.

Zofingen, 17. Oktober 2013

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